« Présentation sur le transport et la conservation des échantillons biologiques lors du congrès de l’OPTMQ : Questions et réponses »

Congrès OPTMQ Chicoutimi

Panel sur le transport et la conservation des échantillons biologiques

Questions et réponses

Voici les questions qui ont été posées aux panelistes lors de la présentation sur le transport et la conservation des échantillons biologiques. Par manque de temps, il a été convenu de répondre à ces questions en ligne. Pour toute demande de précision complémentaire, SVP, contacter Mme Anne-Marie Martel à l’adresse suivante : ammartel@optmq.org.

SECTION TRANSPORT

Question : Qui peut former les personnes afin de délivrer un certificat?

Réponse : Toute personne ou entreprise avec les connaissances sur le Règlement sur le transport des marchandises dangereuses (RTMD) et sur le type de marchandises à transporter peut former le personnel. C’est ensuite à l’employeur à délivrer le certificat de formation après s’être assuré que la formation était adéquate selon les activités qui seront effectuées par l’employé.

Question : Est-ce que la formation découlant de la révision du guide va remplacer ou compléter la formation SAF-T-PAK?

Réponse : La période de révision du guide qui s’amorce auprès de plusieurs intervenants n’est pas considérée comme de la formation en soit. Toutefois, l’OPTMQ a annoncé une formation sur le transport dans le cadre de son programme de formation sur les prélèvements et cette formation pourra remplacer la formation SAF-T-PAK lorsqu’elle sera disponible. Les employeurs devront la compléter en formant l’employé sur l’évaluation des risques en vue de la classification, faite par l’établissement ou la grappe, et ce, que ce soit après une formation SAF-T-PAK ou une formation de l’OPTMQ.

Commentaire: Dans le cadre de la réorganisation des CISSS et OPTILAB, je ne peux plus émettre de certificats aux infirmières qui font des prélèvements à domicile, car je ne suis plus leur employeur.

Réponse : Le règlement prévoit simplement que « l’employeur » émet un certificat. Le niveau d’autorité de l’employeur n’est pas spécifié. Cela peut être signé par le superviseur immédiat de la personne ou même par la personne elle-même si elle est travailleuse autonome.

Question : L’emballage et l’envoi des échantillons devraient donc se faire uniquement par des TM?

Réponse : L’emballage et l’envoi sont des activités qui ne sont pas réglementées par le Code des professions. Ces activités n’ont pas à être obligatoirement faites par des TM. Par contre, toute personne qui emballe, envoie ou transporte des marchandises dangereuses doit avoir une formation sur le transport à jour.

 

Question : Comment classifier le transport des spécimens de pathologie qui baignent dans du formol?

Réponse : La plupart seront considérés comme spécimens humains exemptés, car les pathogènes présents seront inactivés par le formol (sauf pour la tuberculose et les prions). Par contre, le formol est considéré comme marchandise dangereuse lorsque sa concentration est de 25% ou plus. Étant donné que le formol à 10% est utilisé pour la majorité des envois, il n’est pas considéré comme marchandise dangereuse pour le transport terrestre. Par contre, pour le transport aérien, il doit être classifié comme UN3334 (matière réglementée pour l’aviation, n.s.a » .

Question : Pour la catégorie B, est-il obligatoire qu’il y ait la notion de biorisque sur le sac?

Réponse : Le symbole biorisque fait partie de l’étiquette pour la classe 6.2 pour les marchandises infectieuses. Il doit être placé sur le contenant externe. À notre connaissance, aucune loi n’oblige d’apposer le symbole biorisque sur le contenant secondaire, c’est-à-dire sur le sac. Par contre, cela peut être une bonne pratique pour aviser les intervenants que le contenu peut être infectieux, surtout lors de transport interne des échantillons.

Question : Les contenants d’urine 24heures sont très gros et entrent difficilement dans une boîte ou une glacière. Doivent-ils absolument entrer dans le contenant ou peuvent-ils être transportés simplement dans un sac?

Réponse : Généralement, ces collectes d’urine 24heures sont considérées comme « spécimens humains exemptés » (sauf si on a raison de croire qu’ils contiennent un pathogène). L’envoi de spécimen humain exempté requiert qu’il soit placé dans un contenant conçu, construit, rempli, obturé, arrimé et entretenu de façon à empêcher, dans des conditions normales de transport, y compris la manutention, tout bris ou fuite accidentel du spécimen. Si on sent le besoin de les transporter dans un sac, c’est que l’on doute de la capacité du contenant à ne pas couler. Si tel est le cas, on doit le placer à l’intérieur d’un contenant qui remplit les exigences mentionnées. De plus, la mention « spécimen humain exempté » doit être inscrite sur le contenant externe.

Commentaire : Le règlement pour le « spécimen humain exempté » ne dit pas que le contenant doit être rigide, mais il semble que le guide de l’OPTMQ l’exige.

Réponse : Le règlement exige qu’il soit placé dans un contenant conçu, construit, rempli, obturé, arrimé et entretenu de façon à empêcher, dans des conditions normales de transport, y compris la manutention, tout bris ou fuite accidentel du spécimen. La 4e édition du document de l’OPTMQ exige un emballage extérieur robuste, ce qui fait référence à la description du contenant par le règlement, ce qui n’est pas la même chose qu’un contenant rigide. Dans la prochaine édition, le terme « robuste » a été remplacé par « résistant » pour plus de clarté.

Question : Est-ce qu’un tube doit être bouché avec un bouchon vissé absolument?

Réponse : Non, un bouchon qui se visse n’est pas obligatoire en vertu du règlement. Le règlement demande un contenant primaire (donc le tube dans ce cas-ci) qui est étanche. Par contre, certains laboratoires peuvent exiger de recevoir les échantillons dans des tubes vissés, surtout lorsqu’il s’agit d’échantillons qui ont été décantés à partir du tube primaire.

 

Question : Est-ce que le contenant en styromousse est considéré comme rigide?

Réponse : Oui, le contenant en styromousse est considéré rigide.

Question : Vous avez mentionné les tests de conformité des contenants. Est-ce à dire que les contenants ne seront pas standardisés pour tout le Québec?

Réponse : La standardisation des contenants ne relève pas de l’OPTMQ. C’est au MSSS de décider s’il désire une telle standardisation et notre compréhension à la suite d’échange à ce sujet est qu’il considère qu’il revient aux grappes et aux établissements de choisir leurs contenants ou de les valider. Par contre, il serait souhaitable de mettre sur pied une communauté de pratique où les établissements pourraient comparer leurs validations et peut-être arriver à une certaine standardisation. Par contre, le comment et quand de cette communauté n’est pas encore établie.

Question : Les tests pour valider les boîtes doivent être refaits à quelle fréquence?

Réponse : Le règlement et la norme 43.125 :2016 ne spécifient pas qu’il faut revalider le contenant une fois que les tests sont acceptables. Il faut bien sûr refaire la validation dès qu’un composant est modifié. Par contre, même si ce n’est pas exigé, il est important de s’assurer que les contenants qui sont réutilisés sont encore en mesure de performer comme prévu initialement, qu’il s’agisse d’un contenant acheté auprès d’un fournisseur ou validé par son organisation. Cela peut se faire à l’aide d’une évaluation visuelle du contenant avant chaque nouvel usage.

Question : Un médecin demande à sa patiente d’amener son urine pour culture (catégorie B). Est-ce que la patiente doit être formée sur le transport?

Réponse : Le règlement sur le transport des marchandises dangereuses ne fait pas la distinction entre les types de transporteurs et n’apporte donc aucune précision sur le patient qui doit transporter son urine. Donc, au sens strict du règlement, le patient pourrait être considéré comme le transporteur et nécessiter une formation. Par contre, comme il n’effectue pas ce transport dans un contexte professionnel et que c’est son échantillon ou celui d’une personne qu’il connaît qu’il transporte, de simples instructions sur comment s’assurer du maintien de l’intégrité de son échantillon ainsi que des précautions pour que celui-ci ne coule pas devraient suffirent.


SECTION CONSERVATION

Question : Avez-vous évalué la réalité de ce qui est la Côte-Nord, Gaspésie, car ces régions sont aussi énormément touchées par le transport sur de longues distances?

Question : Pour les régions éloignées, où le délai maximal pour certains spécimens ne peut pas être respecté, est-ce qu’il y a des exceptions? Que peut-on faire?

Réponse aux deux questions : La réalité de ces régions a été incluse dans nos discussions (des membres provenant des îles de la Madeleine et de Kuujjuaq ont participé aux travaux de révision). Nous sommes conscients que ces régions devront faire davantage d’analyses sur place afin de respecter les délais proposés. Nous sommes aussi conscients qu’ils devront davantage former les préleveurs sur les aspects de la stabilisation (comme la confection des frottis et la centrifugation) afin de maintenir l’intégrité des échantillons jusqu’à leur analyse. Par contre, les délais proposés assurent que les résultats d’analyse seront le reflet de l’état du patient au moment du prélèvement. Le maintien de l’intégrité doit être respecté autant en régions éloignées pour que les patients de ces régions reçoivent des soins appropriés à leur condition. Toutefois, nous sommes conscients que ces régions auront plus d’obstacles à surmonter pour y arriver.

Question : Le frottis sanguin se conserve pendant combien de temps?

Réponse : Une fois étalé, le frottis sanguin doit être fixé ou coloré le plus rapidement possible. La fixation peut se faire avec du méthanol contenant <3% d’eau. Toutefois, peu de sources se prononcent sur le délai à respecter. Le Clinical and Laboratory Standards Institute recommande un délai d’une heure dans un document datant de 2007. Toutefois, aucune référence n’est citée pour supporter ce délai.


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